Cuisinier souriant

5 tendances alimentaires qui vont se démocratiser

Manon Blog, Bons plans & astuces de LikeLunchers Laisser un commentaire

LikeLunch vous fait part des dernières évolutions en matière de consommation alimentaire pour savoir ce qu’il y aura demain dans vos assiettes et attention aux surprises !

Le sans gluten et le sans lactose

A la base réservés aux personnes intolérantes,  (une personne sur cinq souffrirait de ce types de maux d’après l’OMS), ces régimes ont pris une place significative au sein de notre société. Le sans gluten a largement été popularisé par le tennisman Novak Djokovic. Ses performances, ses sacres et son classement de meilleur joueur au monde n’ont fait qu’apporter du crédit à ce type de diète.

Un effet de mode est alors né, et nombreuses sont les personnes qui ont décidé de suivre ce régime alimentaire. Les géants du secteur alimentaire se sont emparés du phénomène et ont axé leur marketing sur de nouveaux produits conçus sans gluten ou sans lactose.  L’image est telle que certains produits, naturellement sans gluten ou lactose, se targuent même de cette absence ! Même si la demande reste relativement faible et que le segment constitue encore une niche, l’offre se développe. Le cabinet Innova Market Insights rapporte que les produits portant la mention « sans » ont connu un bond de 26 %  ces quatre dernières années. Aux Etats-Unis notament le « sans lactose » a particulièrement le vent en poupe.

Le substitut de repas

Un substitut de repas est une préparation conçue pour remplacer un repas (boisson, poudre, soupe, etc.). Ils sont majoritairement consommés par des personnes souhaitant perdre du poids, puisqu’ils permettent un contrôle strict des apports caloriques.

Mais de plus en plus d’Hommes,  sans régime alimentaire particulier, voient un avantage à cette nouvelle manière de se restaurer : se nourrir sainement, sans perdre de temps.  Ainsi, les jeunes actifs, particulièrement pressés, souhaitant optimiser leur temps et économiser de l’argent, sont une nouvelle cible pour ce type de produits.

Le but n’est pas de remplacer la nourriture classique mais plutôt d’offrir une alternative rapide ayant les mêmes qualités nutritives qu’un repas. Soylent, avec son fondateur Rob Rhinehart, est le  fer de lance de ce nouveau créneau. C’est d’ailleurs bien avant de lever 20 millions de dollars pour ce projet que le fondateur a fait le choix de revoir ses habitudes de consommation. Même consensus chez Feed, une entreprise française qui a lancé ses propres « boissons alimentaire » 100% vegan et sans gluten ni lactose.

Le flexitarisme

Le régime flexitarien consiste  à rester flexible dans la pratique végétarienne.  Plus concrètement, il s’agit de s’autoriser à manger de la viande pour de rares occasions, comme un diner au restaurant ou pour ne pas perdre le lien social avec des personnes qui consomment  ce type d’aliment. (Repas de famille, diners d’affaires, amis…). C’est aussi et avant tout un éveil de la conscience. Celui qui limite sa consommation de chairs animales, réduit son impact sur la planète.

Nuggets de légumes pour les bambins, salami et autres produits se développent. Carrefour est précurseur dans le domaine avec sa marque de distributeur « Carrefour Veggie » développée en France.

La nourriture de synthèse

La nourriture de synthèse est un véritable enjeu pour les futures générations.  Selon L’ONU la production de viande devrait doubler d’ici 2050. En cause,  l’accroissement de la population mondiale qui devrait compter  2 milliards d’individus supplémentaire dans les trente années à venir, ce qui constitue un défi majeur pour le secteur agroalimentaire. Pour pallier à ce déficit, des solutions alternatives à la viande sont en train de voir le jour, comme la viande à base de végétaux. Les start-ups Impossible Foods et BeyondMeat sont de bons exemples dans ce secteur. Elles ont réussi, pour l’une à développer un steak grâce à des végétaux afin de concevoir un burger 100% végétarien et pour l’autre, à concevoir des préparations végétariennes dont l’aspect, la texture et le goût rappellent le blanc de poulet. Plus anecdotique, le steak synthétique commence à se développer. Ce procédé reste actuellement très onéreux : comptez 290 000 € les 140 grammes de steak conçu in vitro à partir de cellule souche de vache. Mais il y a fort à parier que ce processus, une fois démocratisé et donc plus accessible, pourrait devenir une solution miracle pour contrer les pénuries.

Les insectes

L’entomophagie représente la consommation d’insectes par l’être humain. Toujours dans un souci de protection de l’environnement, lié à la raréfaction des protéines animales, l’OMS préconise l’élevage d’insectes à grande échelle depuis plusieurs années. Cette pratique ouvre une manne importante d’innovations dans plusieurs domaines tels que l’agriculture, la cuisine ou le développement durable. Le principal défi des éleveurs sera de donner envie à la population de manger des grillons, insecte le plus consommé actuellement. De nombreuses opportunités sont à saisir, surtout lorsque l’on sait qu’une dizaine de criquets cuits, soit 20 grammes environ, correspond à la valeur énergétique d’un bifteck de 110 g ! La communauté scientifique internationale est unanime : les insectes pourraient bien être la solution aux besoins alimentaires de l’humanité à moyen terme. Mais il reste encore un long chemin à faire pour faire prendre conscience qu’un repas à base d’insectes apporte l’essentiel des nutriments nécessaires au corps humain. Pour le moment, quelques start-up américaines s’engagent doucement dans la tendance en proposant de la farine à base de grillons : c’est le cas de Bitty Foods, Six Foods ou encore Exo, qui visent un public plus large en commercialisant des « barres de céréales. »

Bon appétit à tous nos LikeLunchers !

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