Tour d’horizon du marché de la Foodtech

Manon Blog, Bons plans & astuces de LikeLunchers Laisser un commentaire

C’est l’un des marchés les plus tendance de cette année, celui où de nombreux investisseurs du monde entier ont placé leurs capitaux. Celui où la demande ne cesse de croitre  déjà depuis quelques années, entrainant un mouvement massif vers ce nouveau mode  de consommation. On parle même de disruption* tant ce secteur est innovant. Beaucoup de start-up l’ont bien sentie, il y a là un véritable marché en plein essor, et offrant donc de belles opportunités à saisir.

Mais alors, vous vous demandez qu’est-ce que la foodtech ? Et bien voici quelques précisions : ce terme nous vient de la Silicon Valley, berceau des innovations en tout genre. Foodtech comme vous l’avez sans nul doute compris, représente la contraction de nourriture (Food) et de technologie (Tech). Plus clairement, il s’agit d’une alliance entre le secteur de l’alimentation et de la restauration couplé aux nouvelles technologies. La foodtech englobe aussi bien les services de livraison de repas que l’impression 3D de nourriture. L’éventail couvert et les domaines d’applications sont tellement larges qu’il est très difficile de donner une liste exhaustive de toute les activités afférentes au secteur.

Pour résumer, la foodtech regroupe toutes les initiatives numériques ou technologiques qui permettent d’améliorer la chaîne de valeur de l’alimentation.

Les livraisons de repas

C’est le secteur le plus connu et probablement le plus important en France. On parle même d’ubérisation de la restauration, c’est vous dire ! Ce marché est hyperconcurrentiel et on y retrouve de nombreux offreurs :

Alloresto, crée en 1998 par un Français (Sebastien Forest) est  pour l’instant le leader des repas livrés dans l’hexagone.

Takeeateasy, qui était jusqu’à présent le plus sérieux challenger vient de mettre la clé sous la porte. Faute de moyens et avec une levée de fonds insuffisante pour financer sa croissance, l’entreprise belge crée en 2013, se retrouve en liquidation judiciaire. Elle n’a pas réussi à dégager de bénéfices, car pour fonctionner ce type  d’entreprises ont des coûts fixes très importants, et elles doivent atteindre une taille critique afin de pouvoir survivre.

(Notons bien que ce système de fonctionnement n’est pas exclusif à Takeeateasy, tous les offreurs sur ce marché fonctionnent aussi à perte. Ils ont juste, pour le moment, les poches plus profondes).

Deliveroo, le Britannique, est en train de reprendre une bonne partie des clients de Takeeateasy. La conquête de ces mêmes clients devrait lui permettre de passer devant son principal concurrent « TEE ».

Ubereats vient d’arriver sur le marché. Comme vous l’aurez compris, Uber veut diversifier ses services. Il y a fort à parier qu’au vu des moyens colossaux dont dispose cette entreprise, elle ne fasse qu’une bouchée de ses concurrents. De plus, Ubereats possède un atout de taille, elle peut déjà compter sur son réseau de chauffeur VTC pour assurer la livraison des repas.

Frichti, Popchef et Nestor se positionnent sur le même créneau : la livraison du déjeuner au bureau, en réinventant le plateau repas professionnel, par des menus chauds livrés en moins de 30 minutes. Élément de différenciation notable, ils réalisent leur propre cuisine et  contrôlent ainsi l’ensemble du processus. Ce secteur de niche est bien plus orienté sur le qualitatif dans la mesure où la proposition de valeur est plus forte .

A noter qu’Amazon, le géant Américain, souhaite également se positionner , de quoi bouleverser de nouveau le marché !

A part la livraison ?

La foodtech ne se cantonne pas qu’à la livraison de repas, son spectre est beaucoup plus large. Parmi les autres domaines on y retrouve notamment :

Farmlogs, startup américaine qui s’appuie sur une collecte de données ouvertes (météo, photos satellite, transactions de marchés de matières premières) pour produire des tableaux de bord destinés à aider les agriculteurs dans le pilotage de leur activité.

Natural Machine, startup espagnole, a mis au point Foodini : un appareil électroménager multitâches, qui fait la cuisine de manière autonome. Allez y jeter un coup d’œil, c’est assez bluffant !

Comerso, startup française, qui a pour slogan : « la logistique du don ». Elle souhaite gérer les invendus des magasins pour les redistribuer aux associations, dans le but de réduire le gaspillage alimentaire.

Ce ne sont ici que quelques exemples des multiples facettes de la foodtech qui regroupe un nombre important de start-up ! Il y a fort à parier que la foodtech à encore de beaux jours devant elle, tant les possibilités sont innombrables. Les prémices sont en tout cas très encourageants !

*Disruption =  Méthode consistant à identifier les conventions culturelles dominantes puis à les remettre en question, pour construire et mettre en œuvre une organisation/communication originale.

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